Citoyenneté Action Participation pour le 21ème siècle


Maison-poison, quand nos intérieurs nous polluent (france5)

Contrairement à une idée reçue, l’air des maisons est cinq à dix fois plus pollué que celui de l’extérieur. Les meubles dégagent des substances chimiques, lesquelles proviennent de produits d’entretien ou de matériaux de construction. Et plus on nettoie sa maison, plus des substances toxiques sont libérées. Les médecins soupçonnent cette pollution domestique d’être à l’origine d’allergies mais aussi de cancers. Malgré ces risques connus, les industriels traînent des pieds pour modifier sérieusement la composition des produits. Les autorités sanitaires françaises et européennes se «hâtent» lentement. Pourtant, il existe des produits sains aux recettes toutes simples. Ce documentaire propose une enquête sur un marché empoisonné de 22 milliards d’euros, et quelques astuces à utiliser pour ne pas respirer l’air vicié des intérieurs.

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Seconde Université d’Hiver d’Afterres2050

Afterres2050 a été construit pour répondre à la question suivante : En 2050, en France, disposerons-nous des surfaces agricoles et forestières nécessaires pour satisfaire nos besoins en alimentation, en matériaux et en énergie, tout en respectant un modèle agricole et énergétique durable ? La construction, fruit de longues heures de travail de nos scénaristes et experts, a été menée selon une démarche collective qui se poursuit, et qui constitue notre principal projet associatif.

Pourquoi participer à cette université d’hiver ? Pour prendre connaissance de la dernière version du scénario, découvrir les enjeux de sa déclinaison à l’échelle des régions, échanger sur les stratégies, les méthodes permettant d’engager les transitions, partager de la convivialité et de l’inventivité, sans sobriété ni modération.

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Eolien : les règlements assouplis, le financement en panne (lemonde.fr)

Source : lemonde.fr

L’Assemblée nationale a adopté, aux premières heures du vendredi 18 janvier, la proposition de loi instaurant une tarification progressive de l’énergie, qui vise « à préparer la transition vers un système énergétique sobre ». Pivot de la nouvelle politique énergétique du nouveau gouvernement, ce texte avait été rejeté en octobre au Sénat, du fait de l’opposition de l’UMP, du centre et du Front de gauche.

Deux motifs avaient suscité ce rejet : la complexité du système de bonus-malus énergétique et un assouplissement jugé exagéré de la réglementation sur la création de parcs éoliens, destiné à relancer un secteur aujourd’hui largement en panne.

En deuxième lecture à l’Assemblée, les députés ont confirmé les dispositions sur l’éolien proposées par le rapporteur, François Brottes, député (PS) de l’Isère, mais les échanges ont à nouveau été vifs dans l’Hémicycle entre quatre et cinq heures du matin. Ces mesures vont « développer une véritable guerre dans les territoires », a martelé le président des députés Front de gauche, André Chassaigne, tandis que le centriste Bertrand Pancher dénonçait « les bobos parisiens qui nous incitent à faire de l’éolien ».

SUPPRESSION DES ZONES DE DÉVELOPPEMENT ÉOLIEN

Les députés ont cependant adopté la suppression des zones de développement éolien (ZDE), un aménagement de la loi littoral pour faciliter l’implantation d’éoliennes dans les départements d’outre-mer et la suppression de la règle exigeant un nombre minimal de cinq mâts par nouveau parc éolien.

Ces acquis restent en deçà de ce que souhaitent les acteurs du secteur : « On voudrait l’allégement du régime d’ICPE qui s’applique aux éoliennes, dit Sonia Lioret, du syndicat professionnel France énergie éolienne, et une amélioration du mode de calcul des coûts de raccordement au réseau électrique. »

Mais, compte tenu de l’opposition d’une partie des députés, les parlementaires favorables à un développement plus rapide n’ont pas poussé ces revendications.

Cependant, les difficultés que rencontre l’industrie éolienne ne sont pas seulement réglementaires. Le ralentissement du rythme de création d’aérogénérateurs (1 256 mégawatts en 2010, 830 en 2011, moins de 700 en 2012, selon les chiffres du Commissariat au développement durable) découle aussi, et peut-être surtout, de la difficulté à réunir les financements pour de nouveaux parcs.

INVESTISSEMENT LOURD

En effet, la création d’un parc est un investissement lourd, de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros, financé essentiellement sur prêts bancaires. Or les banques sont très prudentes depuis un an en raison d’une procédure juridique engagée par des associations opposées à l’éolien.

Celles-ci ont mené un recours contre l’arrêté tarifaire pris en novembre 2008 par le ministre de l’écologie. Cet arrêté accorde à l’électricité produite par les éoliennes un tarif de rachat par EDF supérieur au prix du marché. Mais, selon les associations, cette disposition est assimilable à une « aide d’Etat », qui aurait dû être notifiée à la Commission européenne, celle-ci devant attester de sa régularité au regard des règles du marché.

Saisi, le Conseil d’Etat a décidé le 15 mai 2012 de transmettre la question à la Cour de justice de l’Union européenne. On en attend le verdict d’ici à un an, et plusieurs experts jugent probable que la Cour considérera cet arrêté comme une aide d’Etat.

« RISQUE RÉGLEMENTAIRE »

« Cette situation gèle le développement de l’éolien, explique Fabrice Cassin, avocat associé au cabinet CGR Légal. D’une part, elle installe une période de transition incertaine jusqu’à ce qu’un nouvel arrêté soit pris, d’ici à plus d’un an. D’autre part, il n’est pas exclu, si l’arrêté est jugé « aide d’Etat », qu’il faille reverser les sommes reçues depuis dix ans par les parcs existants. »

« Ceci crée un risque réglementaire important, dit un banquier qui veut rester anonyme. Les comités auxquels nous soumettons le projet ne veulent pas investir du fait que les calculs de rentabilité sont entachés d’une grande incertitude. »

Du côté des opposants, on se félicite de cette situation, puisque le soutien à l’éolien est jugé dispendieux. Pour Alain Bruguier, président de la fédération Vent de colère, qui a lancé le recours contre l’arrêté de novembre 2008, « le financement de l’éolien est très problématique. Il vaudrait mieux investir ailleurs : la première des énergies renouvelables, c’est un véritable programme de crédit d’impôt pour l’isolation des logements. La deuxième, c’est des énergies à production garantie, comme la géothermie, le bois, l’hydraulique ».

Pour faciliter les investissements, le gouvernement pourrait prendre un arrêté en février, autorisant EDF à signer des contrats d’achat du courant éolien avant la construction des parcs, alors que, pour l’instant, les contrats ne sont signés qu’après leur achèvement. C’est « une rustine », selon Me Cassin, qui permettrait de rouler.

Hervé Kempf


Enquête publique de la DRIEE Ile de France concernant le Plan de Protection de l’Atmosphère

Source : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PPA_debut_cle06ff44.pdf

La qualité de l’air est un enjeu sanitaire majeur : de récentes études ont montré que la pollution aux particules fines entraînerait la mort prématurée de 42 000 personnes en France et réduirait l’espérance de vie des habitants de l’agglomération parisienne de 6 mois en moyenne.

En ÎledeFrance, région urbanisée et dense, la qualité de l’air est une question sanitaire de première importance : la région connaît en effet des dépassements des valeurs limites réglementaires en dioxyde d’azote (NO2) et en particules fines (PM10) notamment. Ces dépassements, et ceux qui surviennent dans d’autres régions françaises, valent d’ailleurs à notre pays une procédure de contentieux avec la Commission européenne.

Face à ce bilan la DRIEE d’Ile de France (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie) a élaboré un projet de révision du plan de protection de l’Atmosphère, afin d’améliorer la qualité de l’air. Ce projet est soumis à enquête publique.

La présente enquête publique se déroule jusqu’au 10 janvier 2013 sur l’ensemble de l’Ile-de-France.

Le siège de l’enquête est fixé à la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris, située 5 rue Leblanc 75015 Paris, où les observations, propositions et contre-propositions écrites et orales peuvent être adressées, par écrit, à l’attention du président de la commission d’enquête, pendant toute la durée de l’enquête.
Ces courriers seront annexés au registre d’enquête publique ouvert à la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris.

Les observations relatives à l’enquête peuvent également être adressées par courrier électronique au président de la commission d’enquête, à l’adresse : ppa.iledefrance@gmail.com
Ces observations seront annexées au registre d’enquête ouvert à la préfecture de la région d’Ile-de-France, préfecture de Paris.

Pendant la durée de l’enquête publique, les demandes d’informations peuvent être adressées à M. Bernard DOROSZCZUK, directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France, responsable du projet, par voie postale : 10 rue Crillon 75004, ou par voie électronique : ppa-idf@developpement-durable.gouv.fr

L’ensemble des éléments du dossier d’enquête publique sont téléchargeables à l’adresse ci-dessous.

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/enquete-publique-a1160.html


Changer la donne à compter de 2013 …

Puisque la fin du Monde ne semble pas être pour demain, soyons optimistes et souhaitons que les initiatives déjà engagées puissent favoriser la mobilisation générale des citoyens,

que ce soit dans le cadre de projet d’aménagement d’écho quartier ou de construction de maison passive, le développement de réseaux d’AMAP ou la promotion de l’agriculture biologique, le compostage collectif et la gestion de jardins partagés …, ou dans le cadre de la lutte contre les pollutions de l’air, la préservation des terres agricoles, la gestion et la valorisation des déchets …

Nous remercions ceux et celles qui ont consulté, et ont commenté, les articles publiés sur le blog cette année.

Nous invitons les personnes qui le souhaitent à faire connaître les sujets qui les préoccupent, les initiatives engagées et les propositions d’initiatives à venir …

En attendant nous vous souhaitons tous nos vœux pour l’année à venir.


Les cantines Bios de Lons le Saunier (Les Pieds sur Terre : Public Sénat)

Qui n’ a pas un très mauvais souvenir de la cantine de son enfance? Mais les choses changent, évoluent. A Lons le Saunier, dans le Jura, le défi chaque jour est de cuisiner des produits frais, locaux et bio. Leur slogan : De la fourche à la fourchette, du champ à la table. Aujourd’hui à l’hôpital, dans les écoles, les maisons de retraite, les administrations : Ce sont plus de 5000 repas bios qui sont servis tous les jours. Pourtant, la route fut semée d’embuches. Au début des années 2000, quand le bio n’était (encore) pas à la mode, le maire de Lons le Saunier Jacques Pélissard a entamé une petite révolution politique et culinaire. Et pour cela, il a fallu développer des partenariats, monter des filières avec les éleveurs et agriculteurs de la région. Une économie durable, qui fait vivre les producteurs et permet une meilleure éducation au goût des jeunes générations. Et contrairement aux idées reçues, cette politique n’est pas plus chère.

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Appel pour une vraie séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt (Collectif Roosevelt)

« Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance » affirmait François Hollande dans son Discours du Bourget, le 22 janvier 2012.

« La première décision à prendre, c’est de séparer ce qui relève du crédit, du dépôt, bref du service à l’économie, de ce qui appartient aux opérations de spéculation, pour que les dépôts des épargnants ne soient pas utilisés à d’autres fins que le prêt à l’économie, précisait-il à Toulon deux jours plus tard. Ce sera terminé ! Cette séparation sera faite

Une loi sur les banques est aujourd’hui en discussion. Hélas, tout laisse craindre une réforme au rabais, une « retouche cosmétique », une loi qui ne règlerait aucun problème :

  • 1. L’économie réelle ne serait toujours pas protégée d’un possible Tsunami sur les marchés financiers (faut-il rappeler que, en Grande-Bretagne, la dette du secteur financier atteint 600% du PIB ?).
  • 2. Les PME auront toujours autant de difficultés à se financer, alors qu’une vraie séparation obligerait les banques de dépôt à consacrer la totalité de leurs fonds au financement des PME et de l’artisanat.
  • 3. L’argent des contribuables continuera à servir d’assurance tout-risque pour quelques milliers de traders et autres cadres dirigeants.

La loi en cours de discussion prévoit seulement de filialiser les activités les plus dangereuses. On sait hélas qu’une telle filialisation ne règle rien : en 2008, le premier assureur mondial, AIG (116.000 salariés et 110 milliards de chiffre d’affaires) a été coulé par sa micro-filiale de trading à Londres qui, malgré sa petite taille (0,3 % des effectifs de l’assureur), a accumulé suffisamment de risques pour faire chuter l’ensemble du groupe ! En quelques semaines, le gouvernement américain a du apporter plus de 180 milliards pour éviter l’effondrement de l’ensemble du secteur. La chute d’AIG montre de façon indiscutable que la filialisation n’est pas une solution efficace.

La solution permettant de construire le système bancaire le plus solide, tourné vers l’économie réelle et ne mettant pas en danger l’épargne des contribuables est simple et éprouvée : c’est la séparation complète des activités de dépôts et de crédit d’une part et des activités d’investissement spéculatives d’autre part.

C’est comme cela qu’a fonctionné le système bancaire de tous nos pays entre 1945 et 1984. Ce qui prouve la faisabilité de cette solution.

Pour toutes ces raisons, venant de tous les horizons politiques, nous demandons solennellement aux élus de la Nation de refuser une réforme édulcorée et d’agir avec force pour une vraie séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires .

Pour protéger les comptes bancaires des citoyens, pour protéger les finances publiques, pour lutter contre la spéculation, il est temps de remettre la finance à sa place.

Signez la pétition !