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Des scientifiques réclament rigueur au Giec et sa réforme

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) devrait s’en tenir à des prévisions fondées sur des preuves solides et éviter de frayer dans le militantisme, dit un rapport de l’organe créé pour le superviser.

Le document de l’IAC (InterAcademy Council), qui regroupe des scientifiques du monde entier, est publié plusieurs mois après une vive polémique sur les prévisions du Giec.

L’organisme avait été remis en cause après avoir reconnu en janvier avoir surestimé la vitesse de la fonte des glaces himalayennes dans son rapport de 2007 sur le réchauffement climatique.

Le Giec avait déjà admis auparavant que ce même rapport exagérait la surface du territoire néerlandais située sous le niveau de la mer.

« Les probabilités qualitatives devraient être employées pour exprimer la probabilité d’un résultat précis seulement lorsqu’il y a des preuves suffisantes », dit le document de l’IAC, organe qui réunit des académies des sciences du monde entier, notamment des Etats-Unis, des Pays-Bas ou de Grande-Bretagne.

Les conclusions font autorité dans les milieux politiques et forment la base des négociations internationales sur la lutte contre les changements climatiques. Le rapport souligne qu’il a pour mandat d’être « pertinent » sur ce plan, sans prendre parti pour une approche en particulier.

« Frayer dans le militantisme ne fait que saper la crédibilité du Giec », dit le document.

MANDAT PLUS COURT

Les auteurs du rapport estiment en outre que la durée maximale du mandat du président du Giec, actuellement de deux fois six ans, est trop longue et devrait être réduite. Le Giec est présidé par l’Indien Rajendra Pachauri.

Ils appellent de leurs voeux une révision de la direction du Giec et souhaitent dans ce cadre la création d’un comité exécutif où siègeraient des personnalités extérieures au Giec.

Harold Shapiro, professeur à l’université de Princeton et président de l’IAC, a expliqué à la presse que l’absence de politique en matière de conflit d’intérêts était préoccupante et a appelé le Giec à en définir une « rigoureuse » rapidement.

Relevant les erreurs apparues dans des rapports du groupe d’experts, les scientifiques de l’IAC préconisent également un renforcement des procédures de vérification.

La révélation des erreurs ou approximations du Giec avait grandement entamé le crédit de l’institution, au lendemain du sommet de Copenhague conclu en décembre dernier par un accord a minima et des objectifs non contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ceux qui contestent l’idée d’une origine humaine au réchauffement climatique avaient pris prétexte de ces erreurs pour accabler la thèse de fond du Giec, qui a partagé le prix Nobel de la paix en 2007 avec l’ancien vice-président américain Al Gore.

Les réponses du Giec lors de la révélation de ces erreurs ont été « lentes et médiocres », alors même qu’elles « ont entamé la crédibilité du processus », a souligné Harold Shapiro.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait lui-même reconnu des erreurs dans le rapport de 2007 ou Quatrième rapport d’évaluation, qui cite quelque 10.000 articles scientifiques.

Mais il avait défendu les travaux des experts en soulignant que les conclusions générales du document étaient correctes.

Le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner, qui disait s’attendre à ce que le rapport soit favorable au Giec, a estimé que cet examen « réaffirmait l’intégrité, l’importance et la validité du travail du Giec tout en reconnaissant des secteurs d’amélioration dans un champ qui évolue rapidement ».

Le prochain rapport d’évaluation du Giec devrait être publié en 2013 ou 2014.

Source : LeMonde.fr

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L’ombre de l’antenne-relais plane sur l’école

Article paru dans le Parisien.fr, par Grégory Plesse

Inquiétude à Garges alors que les nouvelles salles de classe de la maternelle Paul-Langevin ont été construites au pied d’une antenne-relais.

A trois jours de la rentrée, les militants verts du Val de France s’inquiètent pour les enfants qui s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école maternelle Paul-Langevin. Depuis la fin des travaux d’extension de l’établissement situé près du Vieux-Pays de Garges-lès-Gonesse, qui dispose désormais de nouvelles salles de classe, l’école touche une antenne-relais d’une dizaine de mètres de haut.

// Le dispensaire de la protection médicale infantile (PMI) se trouve également à proximité immédiate de cette antenne.

« Nous manifestons notre inquiétude et notre préoccupation quant aux effets sanitaires de cette antenne, vraisemblablement très puissante, sur un lieu fréquenté par des enfants », indique Yassine Ayari, représentant des Verts à Garges. « Le maire doit organiser au plus vite une réunion d’information et de travail réunissant parents d’élèves, associations et élus afin de faire la lumière sur les caractéristiques techniques de cette antenne et éventuellement en étudier le déplacement. »

Le contrat de cette antenne installée par Orange avant 1998, est en cours de renouvellement. « Nous sommes en pleine réflexion, indique le maire UMP Maurice Lefèvre. Nous allons renégocier le contrat avec Orange pour qu’il nous apporte toutes les garanties nécessaires, notamment en matière de risques sanitaires maintenant que l’école a été agrandie et voir s’il est nécessaire de déplacer l’antenne », ajoute-t-il.

Oui, mais où? Deux autres antennes utilisées par les trois principaux opérateurs sont installées sur le toit d’un hôtel qui jouxte aussi cette même école. « La difficulté dans une ville aussi dense que Garges, c’est de trouver une place qui ne nuise à personne, reconnaît Maurice Lefèvre. Et en même temps, ce sont ces antennes qui nous permettent de communiquer », conclut-il. En parallèle, la mairie a effectué une demande de subventions auprès du conseil général pour mettre en place un Agenda 21 sur la ville. « Lorsque ce sera fait, nous créerons une commission de travail avec les associations pour réfléchir au problème sur l’ensemble de la commune », promet le maire.

En février, les locataires d’un quartier de Beaumont-sur-Oise ont réussi à obtenir le démontage d’une dizaine d’antennes-relais fixées sur le toit de leur plus grande barre d’immeubles. Cela ne surprend pas Yassine Ayari : « Quand les tribunaux sont saisis sur ce genre d’affaire, ils appliquent systématiquement le principe de précaution. »

L’ensemble des antennes-relais est référencé par l’Agence nationale des fréquences, dont le site Web est mis à jour quotidiennement : www.cartoradio.fr.


Assurance maladie : Une adresse postale unique pour tous les Valdoisiens

Dans le cadre de sa politique de qualité de service, l’Assurance maladie du Val d’Oise (Cpam, service social et service médical) vient de mettre en place une adresse postale unique pour tous les courriers qui lui sont adressés : Assurance maladie du Val d’Oise – 95017 Cergy-Pontoise Cedex.

« Plus simple pour nos publics, l’adresse postale unique permettra surtout de traiter plus rapidement leurs demandes », promet la CPAM.

Rappelons que pour éviter de se déplacer les assurés peuvent également contacter l’Assurance Maladie par téléphone au 3646* ou en se connectant sur le site internet de l’Assurance maladie http://www.ameli.fr

* du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30, prix d’un appel local à partir d’un poste fixe.


« Parures pour dames » sur la lcp (TNT)

Au Petit Palais, en saris ou en jeans, décolletées ou voilées, douze femmes participent à ‘l’atelier de la désobéissance’ proposé par la créatrice de mode Sakina M’sa. Inspirées par les peintures du musée et incitées par la styliste à se rebeller contre ‘le convenu’, ces femmes, sans emploi, transforment de vieux habits donnés par Emmaüs. Un pantalon et une chemise deviennent une robe, une jupe connaît une nouvelle vie en veste… Pendant que les fils se tissent, les langues se délient. Tout en travaillant, Malika, Sara, Adriana et leurs camarades se racontent à travers leurs vêtements. Au fur et à mesure que leur robe prennent forme, les femmes se dévoilent.

Pour visualiser le documentaire, cliquez-ici


Les producteurs de lait lancent un ultimatum aux industriels

Les syndicats de producteurs de lait donnent aux industriels jusqu’au 12 août pour payer la tonne de lait au juste prix, tel que décidé dans un accord conclu l’an dernier.

D’ici là, ils continueront leurs actions entamées il y a deux semaines pour protester contre la non application de l’accord par des groupes comme Lactalis, Bongrain et Bel.

Le camembert Président, les fromages Caprice des Dieux et La vache qui rit sont dans le collimateur des producteurs.

Ils appellent au boycottage de ces produits, parfois marqués par leurs soins de la mention « commerce non équitable » ou « ces marques volent les producteurs de lait et vous-même » dans les rayons des magasins.

Au terme d’une rencontre au siège des Jeunes agriculteurs à Paris, les syndicats ont donné jusqu’au jeudi 12 août aux industriels pour respecter les règles.

« C’est un rendez-vous que l’on fixe à nos industriels de manière à pouvoir renégocier l’ensemble du troisième trimestre payé au producteur », a dit à la presse Marie-Thérèse Bonneau, secrétaire générale adjointe de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

« On les appelle vivement à être présents ce jour-là pour mettre en oeuvre une discussion équitable avec eux », a-t-elle ajouté.

En vertu de l’accord passé l’an dernier, les producteurs demandent une revalorisation des prix de plus de 10% sur l’ensemble de l’année, soit une hausse de 31 euros la tonne de lait qui se négocie actuellement autour de 300 euros.

BRUNO LE MAIRE DIT COMPRENDRE LES PRODUCTEURS

« Le compte à rebours a commencé. Nous en appelons aux industriels: il n’est pas encore trop tard pour venir discuter », a dit Dominique Barrau, de la Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA).

« Un certain nombre d’industriels, souvent les plus petits mais pas seulement, appliquent l’augmentation prévue », a aussi souligné le dirigeant, producteur de lait en Aveyron.

Le 12 août, les producteurs iront, dans chaque département, demander des comptes aux sièges sociaux des industriels qui ne jouent pas le jeu.

Lactalis, Bongrain et Bel, qui fabriquent des produits phares de la fromagerie française, sont clairement visés par les producteurs, qui ont déjà lancé des actions dans les régions Rhône-Alpes, Bourgogne, Basse-Normandie et en Loire-Atlantique, notamment.

Interrogé mercredi matin sur RTL, le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, a dit qu’il comprenait « parfaitement » la colère des producteurs de lait, qui doivent être selon lui « correctement rémunérés ».

« Lorsque les prix s’effondrent, la répercussion est immédiate sur les revenus des producteurs qui ont perdu près de 50% de leurs revenus en 2009 », a-t-il rappelé. « Maintenant que les prix remontent, je souhaite que les producteurs soient correctement rémunérés. Ils ne le sont pas aujourd’hui ».

« Je souhaite que les industriels et les coopératives fassent les efforts nécessaires pour que les producteurs soient rémunérés à leur juste valeur », a-t-il ajouté.

Il faut sortir « de l’impasse » sur ce sujet, a estimé pour sa part Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, le premier syndicat agricole français.

Les industriels « ont encore quelques jours pour entendre raison, se remettre autour de la table et faire en sorte que finalement, on sorte de cette impasse (…) pour au moins tout le dernier semestre de l’année 2010 », a-t-il dit sur France Info.

Elizabeth Pineau, édité par Gilles Trequesser


Vive la République …

Le projet de loi de réforme des collectivités territoriales,  est révélateur de la vision politique communément partagée. En effet outre le cumul institué de mandats (départemental / régional), et censé  disposer d’ une « légitimité et une visibilité renforcées », cette réforme a vocation à « renforcer la capacité des plus grandes agglomérations françaises à soutenir la compétition avec leurs homologues européennes ou internationales ».

Nous y voilà donc. Les collectivités publiques, n’auraient plus vocation essentiellement à assurer par tous moyens disponibles, la cohésion sociale au sens large, c’est à dire favoriser la vie en collectivité des individus (le vivre ensemble), quelque soit leur âge, le niveau de revenus, leur origine culturelle …, mais à défendre ces attraits économiques à l’égard d’entreprises, et de populations « intéressantes », comparativement à d’autres collectivités européennes (on pense notamment à LONDRES, BRUXELLES, MUNICH, BARCELONE …) et Internationales (NEW YORK, MOSCOU, …). Ne soyons pas naifs, il est évident que cette stratégie est déjà une réalité politique, et sans que cela soit instituée par la loi. Pourtant cela laisse songeur, quand on repense aux grandes déclarations du G20, du FMI, … en 2008. Les institutions publiques devaient réglementer et ordonner notre Société, réformer fondamentalement notre système économique (et donc favoriser la cohésion sociale, l’équité économique …).

Pourtant notre Société ne s’est pas réformée. L’abstention (ou la moindre participation électorale) est le symptôme d’une Société où les individus, citoyens, se sentent en décalage avec les cadres politiques. Comment construire une Société consensuelle, qui permettrait de favoriser un dialogue équilibré, entre les différents partenaires concernés (notamment dans le domaine de la production agricole, la gestion de l’eau et des déchets …) ?  

En France le dialogue social est difficile, du fait notamment d’une faible représentativité syndicale. D’une manière générale on observe des initiatives utiles d’ONG, dans le domaine de la protection de l’environnement, de la cohésion sociale et de l’insertion professionnelle… Malheureusement leur représentation politique reste marginale. 

Pourtant une réforme des institutions publiques, associant les représentants de la société civile (Associations, Fondations, Syndicats et Communautés religieuses), permettrait sans doute d’engager un dialogue serein et le plus consensuel possible, afin de favoriser une organisation adaptée de notre Société, et laisser s’exprimer et se développer les initiatives individuelles bénéfiques à la collectivité.

Thierry ROBY


La France autorise discrètement la vente de semences d’un maïs OGM

En dépit de la suspension des cultures génétiquement modifiées en France depuis 2008, le ministère de l’agriculture a inscrit courant juillet un maïs OGM au catalogue officiel des semences, ont révélé lundi 2 août Greenpeace et la Confédération paysanne. Ce décret, daté du 20 juillet, est paru dans l’édition du Journal officiel datée du 25 juillet.

Contacté par l’AFP, le ministère de l’agriculture a expliqué que cette autorisation ne concernait « que la commercialisation du maïs T25 et non sa mise en culture ». « Ce n’est qu’une autorisation de commercialisation pour dix ans, pas de culture. En aucun cas cette variété ne pourra être cultivée en France », a insisté un porte-parole.

La France a déclenché en janvier 2008 auprès de Bruxelles la « clause de sauvegarde » qui permet à tout Etat membre de l’Union européenne de suspendre la culture d’un organisme génétiquement modifié. Selon le ministère, qui dément toute volonté d’agir au creux de l’été, c’est « le Conseil d’Etat, saisi en 2004 par les entreprises commercialisantes, qui a imposé en octobre 2009 cette réinscription du maïs T25, arguant que le ministère n’avait pas motivé son refus » précédemment.

Pour Arnaud Apoteker, l’expert OGM de Greenpeace, « c’est une démonstration de force du lobby agro-industriel : les entreprises françaises vont ainsi pouvoir vendre ailleurs une semence dont on considère, avec la clause de sauvegarde, qu’elle est trop dangereuse pour être cultivée en France ».

Source : LeMonde.fr