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Val-d’Oise : une péniche pleine de phosphate coule dans la Seine

Publié le 07.12.2011, dans le Parisien

Pour une raison encore inconnue, une péniche transportant 330 tonnes de phosphate a coulé dans la Seine mercredi près de La Frette-sur-Seine (Val-d’Oise), sans faire de victime ni entraîner de pollution, selon les pompiers. Le bateau, qui transportait une cargaison de granulés de phosphate destinés à l’engrais, ainsi que 2.500 litres de fioul, a coulé peu après 15 heures, à la frontière entre le Val-d’Oise et les Yvelines.

// L’équipage de la péniche a été secouru sain et sauf et un important dispositif a été déployé sur place.
«Un barrage a été posé en prévision d’une éventuelle perte d’hydrocarbures, mais il n’y a pas eu de pollution détectée», ont assuré les pompiers, ajoutant qu’il n’y avait pas eu de «caractère de crise».
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Des militants de Greenpeace s’introduisent dans la centrale de Nogent-sur-Seine

Article parû dans lemonde.fr

Des militants de Greenpeace se sont introduits lundi 5 décembre au matin dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), a annoncé l’organisation écologiste, une « intrusion » confirmée par la gendarmerie.

Dans un communiqué, Greenpeace précise s’être introduit vers 6 heures dans cette centrale nucléaire située à 95 km au sud-est de Paris « pour faire passer le message que le nucléaire sûr n’existe pas ». Eric Besson, ministre de l’industrie, a aussitôt réagi sur les ondes de France Info : « Si l’enquête confirme [que Greenpeace est entré dans la centrale],  cela veut dire qu’il y a eu dysfonctionnement et qu’il faudra prendre  des dispositions pour que ça ne se reproduise pas. »

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Huit militants sont entrés dans la centrale, selon une autre source de la  gendarmerie, qui a indiqué que d’autres avaient déjà été  interpellés. « Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de  l’un des réacteurs, où ils vont déployer une banderole : ‘Le nucléaire  sûr n’existe pas’« , a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication de  Greenpeace.

« Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires  françaises, et à quel point il est facile d’atteindre le cœur d’une  centrale », a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions  nucléaires pour Greenpeace. Elle a dénoncé l’audit lancé par le  gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant « une  opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà  identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima ». La  centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été choisie par Greenpeace « car elle est la plus proche de Paris », à 95 km, selon Greenpeace.

Dans son communiqué, Greenpeace rappelle que « le gouvernement, en charge de la sécurité des sites nucléaires, se targue d’avoir des plans à toute épreuve pour sécuriser le parc atomique français, tels que l’intervention d’avions de chasse en maximum 15 minutes sur tous les sites nucléaires, la présence continue d’un peloton spécial de gendarmerie sur chacun des sites, des dispositifs de radar aérien de détection au-dessus de certaines installations, une double clôture électrifiée et une vidéo surveillance autour de chacun des sites, un espace aérien interdit au-dessus des sites, ou encore un accès soumis à ‘autorisation spéciale”… »


Des nuages assombrissent l’avenir des services à la personne

Les acteurs des services à la personne, un secteur clé  pour la création d’emplois en France, s’inquiètent de l’impact sur leur  croissance d’une possible restriction du champ de l’avantage fiscal et de la  hausse de la TVA annoncée par le gouvernement.

lors  que s’ouvre jeudi 1er décembre 2011, pour 3 jours à Paris, le  5esalon  des services à la personne, les professionnels entendent souligner l’essor  depuis quelques années d’un secteur regroupant les services à la famille  (soutien scolaire, garde d’enfants), aux personnes âgées, dépendantes ou  handicapées, et les services de la vie quotidienne (ménage, jardinage…).

2 millions de salariés – Au total depuis 2005, ils ont permis la  création de plus de 390 000 nouveaux emplois, selon l’Agence nationale des  services à la personne (ANSP). Quelque 2 millions de personnes sont aujourd’hui  salariées de ce secteur, qui représente 3,7 % des emplois en France, avec plus  de 3 millions de particuliers-employeurs en 2009.

« A  long terme, le secteur va être tiré par tout ce qui touche au vieillissement de  la population », prévoit Olivier Wickers, directeur général de l’ANSP. En  2011, les créations d’emplois devraient toutefois s’être stabilisées,  pense-t-il, sauf dans la petite enfance, où la demande continue de croître.

C’est  dans ce contexte que les professionnels s’inquiètent de modifications  législatives susceptibles d’entraver le développement des services à la  personne. Après l’annonce début novembre par le gouvernement d’une hausse de la  TVA de 5,5 % à 7 % sur tous les produits et services hormis ceux concernant les  personnes handicapées, le Syndicat des entreprises de services à la personne a  lancé une pétition réclamant le maintien du statu quo.
Il  juge qu’une telle hausse serait « catastrophique » pour ces  entreprises.

« Notre  principal concurrent, c’est le travail au noir », martèle Maxime Aiach,  président de la Fédération des services aux particuliers.

2011 extrêmement difficile – Autre motif d’inquiétude : un  amendement adopté par la commission des Finances de l’Assemblée, qui vise à  réserver les avantages fiscaux pour les services dits de confort (assistance  informatique à domicile, soins et promenades d’animaux…) aux seules personnes  âgées ou handicapées.
Le  chef des députés UMP, Christian Jacob, a indiqué mardi 29 novembre que son  groupe y était défavorable.

Mais  s’il était voté, « ce serait une mauvaise nouvelle, ça freinerait les gens  qui repousseraient sans doute leurs réparations », estime Franck Sautrez,  chef d’entreprise spécialisé dans la réparation informatique à domicile à  Paris.
Selon  lui, cela pourrait faire baisser son chiffre d’affaires « d’environ  30 % ».

Retour au travail non déclaré ? Pour Marie-Béatrice Levaux, présidente  de la Fédération des particuliers-employeurs, ce serait « minime en termes  de gains pour l’Etat, mais cela pourrait créer de la confusion dans l’esprit des  gens et leur passer l’envie de déclarer des emplois ».
Selon  elle, le secteur a déjà vécu « une année 2011 extrêmement difficile » après la suppression, décidée l’an dernier, de l’abattement sur les cotisations  sociales des particuliers-employeurs déclarant leur salarié au salaire réel.
« On  sait très bien que les besoins sont énormes, notamment pour les gardes d’enfants  ou les personnes en situation de vieillissement, mais on risque de basculer vers  un retour au travail non déclaré », craint-elle.

« Il  y a aujourd’hui une tension extrême sur le secteur », note de son côté  Marie-France Bernard, déléguée à la fédération Adessadomicile pour les services  à la personne.
En  effet, explique-t-elle, « les financements publics en faveur de l’aide à  domicile stagnent et les ménages n’ont pas forcément plus de pouvoir d’achat  pour favoriser la hausse des services à la personne ».

http://www.lagazettedescommunes.com/87128/des-nuages-assombrissent-lavenir-des-services-a-la-personne/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=01-12-2011-quotidien