Citoyenneté Action Participation pour le 21ème siècle


L’action en faveur de l’Insertion Professionnelle

L’Association « Action Pieds-Poings »  oeuvre pour le développement de le lien social et mène régulièrement des actions auprès des jeunes de villiers le bel et de sarcelles. Cette association souhaite engager une action favorisant l’insertion professionnelle des jeunes.

Pour les soutenir, ou les contacter : Dominique BERAL bilel.beral@hotmail.fr

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Cap21 soutient les lanceurs d’alertes

L’histoire nous apprend que le progrès technologique a été un facteur de développement humain considérable mais qu’il peut aussi avoir des conséquences sanitaires et environnementales désastreuses qui n’ont pu être empêchées faute d’une évaluation suffisante et de processus de décision efficaces. Les exemples sont nombreux dans l’histoire où des signaux précoces puis des avertissements évidents et tardifs ont été manifestement ignorés par ceux qui avaient le pouvoir d’agir.

Les organismes génétiquement modifiés font partie de ces nouvelles technologies suscitant la controverse scientifique quant à leurs possibles impacts pour la santé humaine et l’environnement. Plutôt que de reconnaître les signaux transmis par une partie de la communauté scientifique sur les risques que font peser certains OGM et de mettre en œuvre des politiques publiques proportionnées permettant de lever rapidement l’incertitude, l’histoire semble se répéter. Ainsi les chercheurs qui osent poser le doute sur les plantes OGM comme Gilles Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen et co-directeur du pôle pluridisciplinaires « Risques » se trouvent attaqués, dénigrés par certains de leurs pairs issus en particulier de l’Association Française des Biotechnologies Végétales, parrainée par des chercheurs bien connus comme Claude Allègre et Axel Kahn, et présidée par Marc Fellous, professeur de génétique et ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire (chargée d’évaluer les OGM avant le Grenelle de l’Environnement).

La question de l’organisation de la controverse scientifique, de la protection des lanceurs d’alerte reste toute entière à ce jour malgré les propositions que Corinne Lepage avait formulées dans le rapport remis en 2008 à Jean-Louis Borloo sur la gouvernance écologique.

C’est la raison pour laquelle CAP21 apporte son plein et entier soutien à Gilles-Eric Séralini dans le procès qui l’oppose à Marc Fellous et dont l’audience se déroulera le 23 novembre prochain.

Nous renouvelons les propositions d’instaurer un véritable statut de protection des lanceurs d’alerte et de créer une Haute autorité de l’expertise en sécurité sanitaire et environnementale dont une des missions serait de renouveler les règles de l’expertise par l’élaboration d’un code de déontologie.

Le débat contradictoire est indispensable dans le processus de l’expertise et la France doit se donner les moyens d’une politique ambitieuse tant dans l’intérêt de l’innovation que de celui de la protection de la santé humaine et de l’environnement.

Fait à Paris, le 17 novembre 2010

Eric DELHAYE, Président délégué de CAP21

Cap21 appelle ses adhérents à participer au rassemblement le mardi 23 novembre à 12h devant le Tribunal de Grande Instance, Ile de la Cité, rue de Lutèce (Paris)

Corinne Lepage témoignera à 13h30 lors du procès.

Marianne Buhler interviendra à 14H30 lors de la réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques » Péniche Alternat, Quai de la Tournelle (Pont de l’Archevéché /Pont de la Tournelle).

Tous les détails et pétition de soutien à Gilles-Eric Séralini sur le site de la Fondation Sciences Citoyennes

Voir la vidéo : Corinne Lepage soutient les lanceurs d’alertes


Sarcelles : Edith Cresson inaugurera l’École de la Deuxième Chance

Offrir un nouveau départ à des jeunes de 18 à 25 ans sortis sans qualification du système scolaire, mais animés de la motivation de s’en sortir : c’est cela l’objectif de « l’E2C » ou École de la deuxième chance. En 2009, le Val d’Oise se dotait pour la première fois d’une École de la deuxième chance en créant l’antenne d’Argenteuil. Peu de temps après, le site de Sarcelles voyait le jour. L’ancien Premier ministre Edith Cresson à l’origine des E2C, qui avait déjà inauguré l’école d’Argenteuil, sera présente mercredi 17 novembre à l’antenne de Sarcelles aux côté du président PS du Conseil général du Val-d’Oise. 
 
« En favorisant l’installation de l’École de la deuxième chance sur le territoire valdoisien et en contribuant de façon substantielle à son fonctionnement, le Conseil général a fait le choix de se donner les moyens de ses ambitions, explique Didier Arnal. L’avenir de nos jeunes passe par leur intégration professionnelle. Aussi, les plus fragiles d’entre eux, en situation d’échec, doivent particulièrement être accompagnés, et non rester sur le bord de la route ».
Grâce à une formation professionnalisante – les élèves passent 40 % de leur temps en entreprise – et à la transmission de bases nécessaires à toute intégration professionnelle (le français, les mathématiques, l’anglais, l’informatique, mais aussi des règles de savoir-être et de vie citoyenne), les élèves de l’E2C sortent de leur formation avec un bagage bien plus conséquent. De quoi augmenter considérablement leurs chances de trouver un emploi.
« Et elle a fait ses preuves, l’École de la deuxième chance, développe Gérard Sebaoun, vice-président du Conseil général en charge de la Jeunesse. Après seulement une année du dispositif, les deux E2C valdoisiennes détiennent les meilleurs résultats d’Ile-de-France : 71% de sorties positives (CDI, CDD de plus de 6 mois, contrat unique d’insertion, formation qualifiante, etc.) ».
Pour mettre en place dans le Val d’Oise l’E2C et lui permettre de prendre sa vitesse de croisière, le Conseil général a contribué à son fonctionnement à hauteur de 592 000 € en 2009. Fin octobre, avec l’investissement du Conseil général, une nouvelle antenne a ouvert ses portes à Cergy.

L’ECOLE DE LA DEUXIEME CHANCE
C’est un dispositif innovant créé par Edith CRESSON en 2005. Aujourd’hui, les E2C forment 7000 stagiaires sur 62 sites implantés dans 14 régions et 33 départements.
Capacité d’accueil dans le Val d’Oise en 2010 : chaque antenne peut accueillir 60 stagiaires en même temps, soit plus de 400 places par an au total.
Source : VoNews.fr


Ecologie : Le Val d’Oise lanterne rouge

Ecologie : Le Val d’Oise lanterne rouge du palmarès 2010 établi par le magazine La Vie
Le palmarès écologie 2010 établi par le magazine La Vie et qui répertorie les « bonnes pratiques écologiques » et les « efforts faits d’une année sur l’autre » consacre l’Aveyron comme département français le plus volontaire. A l’autre bout du classement se trouve le Val d’Oise qui passe de la 92e à la 95e place. Un coup dur pour la majorité au Conseil général qui affiche sa volonté de faire du Val d’Oise un éco-département.

Faire du Val d’Oise un éco-département était l’un des principaux arguments de la gauche lors des dernières élections cantonales qui l’ont vu prendre pour la première fois en 40 ans les rênes du Conseil général. Si le plan « éco-département » mis en œuvre depuis le début de l’année n’a pas encore donné de résultats, la dernière place obtenue par le 95 dans le classement du magazine La Vie montre une réelle nécessité. Cette mobilisation politique retenue parmi les six critères de ce palmarès écolo est d’ailleurs saluée. C’est d’ailleurs le seul qui vaut au département d’être au dessus de la moyenne. Le Val d’Oise se classe 24e, une place commune à toute la Grande Couronne.

Le Val d’Oise victime de ses transports ?

C’est en tout cas ce que suggère l’hebdomadaire. Avec sur son territoire le premier aéroport international français et de grands axes routiers, le département souffrirait d’abord de ses transports. Comme partout en Ile-de-France d’ailleurs. Conséquence directe : la qualité de l’air, autre critère retenu par La Vie, est mauvaise. Le Val d’Oise se classe avant-dernier de classement à égalité avec le Nord et l’Essonne et juste derrière Paris et la Petite Couronne et les Bouches du Rhône. Il faut dire que l’argument de la qualité de l’aire ne peut bien évidemment pas favoriser la région capitale, ce que reconnaît d’une façon plus générale le magazine. « Les départements très urbanisés, comme la région parisienne, ou les anciens territoires industriels, dans le nord, restent pénalisés par certains de nos critères » admet-il. Car, si le Val d’Oise se classe 95e, ses voisins d’Ile-de-France le talonnent : la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne sont 93e, l’Essonne et le Val de Marne 91e, les Yvelines et les Hauts-de-Seine 89e et Paris 88e.

Un manque d’énergies renouvelables

Mais plus encore, ce classement fait apparaître le retard pris par le Val d’Oise en matière d’énergies renouvelables. Le département est bon dernier, au même titre que Paris et la Seine-Saint-Denis. Et ce n’est pas le « budget de plus de 50 millions d’euros pour l’investissement écologique public et privé » avancé par Nicolas Corato, directeur de la communication du Conseil général, dans La Vie, ni le « chèque énergie verte » à destination des particuliers, qui va permettre de rattraper les 14,5 mégawatt d’énergie renouvelable raccordés au réseau dans l’Hérault, largement en tête de ce classement.

Les autres critères de ce classement portent sur la gestion des déchets (88e), l’agriculture biologique (72e) et la qualité de l’eau (71e). Sur ce dernier point, le Val d’Oise, comme ses homologues de Grande Couronne, peuvent jalouser Paris et la Petite Couronne, dont la qualité de l’eau leur permet de se hisser à la 1ère place (exception faite au Val de Marne, 32e).

Source : VoNews.fr


Investir dans notre jeunesse

Olivier Ferrand, président de Terra Nova (Le grand débat)

Ces dernières semaines, la France a découvert, stupéfaite, sa jeunesse dans la rue. Certains s’en sont offusqués : comment peut-elle se préoccuper d’une réforme des retraites qui ne la concernera pas avant un demi-siècle ? Ceux-là passent à côté de l’essentiel : le sentiment de mal-être général de notre jeunesse face à une société bloquée qui la maltraite.

Ce sentiment est justifié. Son déclassement est brutal. La jeunesse était, il y a trente ans, intégrée, active, prospère. Elle est devenue la figure de l’exclusion dans notre société moderne, singulièrement la jeune mère célibataire. Les statistiques officielles sont cruelles : le taux de pauvreté atteint désormais 20 % des jeunes de moins de 25 ans, contre 11 % des actifs adultes et 8 % des retraités.

Que s’est-il passé ? Disons-le sans détour : depuis trente ans, face à la crise, les jeunes sont la variable d’ajustement d’une société d' »insiders » qui protège ses acquis au détriment des nouveaux entrants. Toutes les grandes politiques publiques – éducation, logement, politique sociale, politique fiscale – discriminent les jeunes générations. Si nous voulons redonner un avenir à notre société, il y a urgence à effacer ces inégalités intergénérationnelles que nous avons créées. Cela passe par trois grands retournements.

Premier retournement : priorité à l’investissement éducatif, de la petite enfance jusqu’à l’université. C’est le plus grand scandale politique actuel : l’effort éducatif de la nation baisse. Il est passé de 7,5 % du PIB en 2000 à 6,5 % aujourd’hui, soit une baisse de 15 % ! Au coeur de ce scandale, il y a l’université : nous n’avons pas assuré la démocratisation de l’enseignement supérieur. A peine 40 % d’une classe d’âge sort diplômée de l’université en France. Notre malthusianisme élitiste (« Tout le monde ne peut pas faire Polytechnique ») est contredit par les pays les plus avancés : plus de 55 % d’une génération est diplômée de l’université aux Etats-Unis, 60 % en Corée, 80 % dans les pays nordiques et au Japon.

Terra Nova fixe un objectif simple : franchir le seuil de 50 % d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur pour, à terme, rejoindre les pays les plus avancés. L’enjeu est, avant tout, budgétaire : nous ne consacrons que 1,5 % de notre richesse nationale à l’enseignement supérieur, contre plus de 3 % aux Etats-Unis, 4 % dans les pays nordiques. Le doublement du budget est donc un minimum : 30 milliards d’euros supplémentaires par an. Pour donner une idée du changement d’échelle, la commission Juppé-Rocard sur le Grand Emprunt a abouti à une dotation en capital de 11 milliards d’euros pour l’université, sa priorité politique. Avec des taux d’intérêt de 2 % à 3 %, ce capital produira des financements supplémentaires de l’ordre de 300 millions par an : voilà 1 % des besoins couverts…

Deuxième retournement : priorité à l’emploi des jeunes. Face à la crise, on a protégé ceux qui avaient un emploi : la probabilité de perdre un CDI est de 1 % par an en moyenne depuis 1980, 2 % avec la crise de 2008.

Résultat, on a sacrifié les flux d’entrants, les jeunes. Le taux de chômage des jeunes est exceptionnellement élevé : 25 %. Les jeunes actifs qui ne sont pas au chômage ont le plus souvent un emploi précaire. 80 % des entrées en emploi se font en CDD : ce type de contrat est utilisé par les entreprises comme volant flexible de la masse salariale, pour pouvoir réduire la voilure en cas de difficulté. C’est pourquoi le chômage des jeunes a bondi avec la récession de 2008. Les stages (1 million par an), qui doivent permettre la découverte de l’entreprise, constituent le premier emploi « au rabais » des jeunes. C’est vrai à tous les niveaux : même dans les grandes écoles, la scolarité était avant de trois ans et la 4e année constituait l’année du premier emploi payé ; aujourd’hui, elle est de quatre ans, dont une année de stage sous-payé. Le mouvement Génération précaire a obtenu l’obligation d’une rémunération minimale des stages, mais le déclassement demeure bien réel. Enfin, même lorsqu’ils obtiennent un emploi stable, les jeunes sont de plus en plus mal payés. Le salaire relatif a plongé depuis trente ans. En 1975, les salariés de 50 ans gagnaient 15 % de plus que les salariés de 30 ans ; l’écart a aujourd’hui presque triplé, à plus de 40 %.

Terra Nova fait une série de propositions pour casser cette logique. D’abord, créer un service public de l’orientation afin de garantir un accompagnement personnalisé de l’université à l’emploi : cette transition est particulièrement difficile, les services d’orientation professionnelle des grandes écoles ainsi que des associations (La Manu) la gèrent avec succès, il faut généraliser ce soutien. Ensuite, mobiliser Pôle emploi dans l’accompagnement des jeunes. Pôle Emploi pourrait se voir assigner des objectifs spécifiques pour les jeunes actifs : un objectif quantifié dans ses mises en relations avec les entreprises ; un objectif d’attribution de 40 % des contrats aidés.

Un référent « jeunes actifs » serait désigné sur chaque site, afin d’adapter l’accompagnement aux spécificités des débuts de la vie active. Autre proposition : moduler les cotisations sociales de l’entreprise en fonction de son taux d’emploi précaire et faire sanctionner par l’inspection du travail les abus manifestes. Enfin, intégrer les périodes de stage dans la durée de cotisation pour la retraite : le nombre de trimestres validés à 30 ans est tombé de 40 à 31, dont plus de la moitié (5 trimestres sur 9) est dû aux difficultés d’insertion professionnelle.

Troisième retournement : priorité aux transferts sociaux et fiscaux vers les jeunes. L’essentiel des 600 milliards d’euros annuels de l’Etat-providence (santé, retraites, dépendance) est tourné vers les générations âgées. Mais les pauvres, aujourd’hui, ce sont les jeunes : c’est leur niveau de vie qu’il faut soutenir désormais.

Le niveau de vie des étudiants, tout d’abord. La France finance très mal la vie étudiante. Peu de bourses, et pour des montants faibles qui ne subviennent pas, sauf exception, aux besoins des bénéficiaires. Au total, un investissement public modeste : 1,8 milliard d’euros par an. Conséquence : une dépendance au soutien financier familial, d’où des conditions de vie souvent difficiles, qui sont un handicap pour la poursuite et le succès des études universitaires.

Des modèles de réussite existent pourtant : en Suède, au Danemark, l’Etat assure un revenu étudiant universel élevé, de l’ordre de 800 euros mensuels, contribuant à la démocratisation avancée des études supérieures. C’est pourquoi Terra Nova propose une mesure phare inspirée de ces modèles : un « capital de formation », articulant allocation et prêt contingent, aboutissant à un revenu universel de 600 euros par mois versé pendant la durée des études.

Le niveau de vie des jeunes demandeurs d’emploi, ensuite. La politique sociale est discriminatoire. Il suffit de comparer les minimas sociaux. Minimum vieillesse : 708 euros par mois ; minimum d’activité 25-60 ans (« RSA-socle ») : 460 euros, soit 40 % de moins. Minimum d’activité pour les moins de 25 ans : zéro. Des prestations inversement proportionnelles au niveau de pauvreté par classe d’âge ! Difficile de faire mieux en termes d’injustice intergénérationnelle, et la France fait figure d’exception en Europe : les minimas sociaux y commencent le plus souvent à 18 ans, voire 16 ans. Quant à l’assurance-chômage, elle est réservée à ceux qui ont travaillé. Terra Nova propose de créer une allocation d’insertion, d’un montant équivalent au RSA-socle, pour les jeunes en primo-recherche d’emploi, aujourd’hui sans ressources.

Toutes ces mesures ont un coût très important : autour de 50 milliards. Comment les financer ? Elles sont, en réalité, déjà financées. Face au déclassement générationnel, les familles soutiennent leurs enfants en difficulté. Les transferts familiaux sont massifs : près de 80 milliards par an sont redistribués des seuls grands-parents vers les enfants et petits-enfants. Ils sont le signe positif de la qualité des solidarités familiales – mais encore faut-il vivre dans une famille où les parents ont la volonté et la possibilité d’aider leurs enfants.

C’est pourquoi nous proposons une mutualisation partielle de ces transferts générationnels pour garantir des solidarités collectives. En voilà quelques pistes concrètes. La suppression de la plupart des transferts sociaux actuels liés à l’entrée dans l’âge adulte, qui sont versés à la famille, pour les verser directement aux jeunes (8 milliards d’euros). La suppression du quotient conjugal : les Français déclarent leurs revenus par foyer, et non à titre individuel, ce qui crée un avantage fiscal au profit des couples contre les célibataires, et donc pour partie des adultes installés au détriment des jeunes actifs (6 milliards d’euros). L’alignement de la fiscalité des retraités aisés sur celle des actifs (5 milliards d’euros). Enfin, l’augmentation de la CRDS, impôt affecté au remboursement de la dette sociale, de 0,5 % à 2 % (15 milliards d’euros).

La dette publique française est très élevée : 1 700 milliards d’euros, soit 27 000 euros par habitant. Elle opère des transferts générationnels massifs : elle finance le niveau de vie des générations actuelles en siphonnant celui des générations de demain. La CRDS est payée par les générations d’aujourd’hui : elle contribue à limiter ces transferts.

Une société qui, tel Cronos, dévore ses enfants est une société qui se meurt. Terra Nova appelle à une « révolution copernicienne » des politiques publiques, au profit d’une stratégie d’investissement social qui concentre les moyens publics sur les jeunes générations.

Lire également « Pour un capital-formation » de Guillaume Allègre, co-auteur du rapport de Terra Nova sur « L’autonomie des jeunes ».

Olivier Ferrand, président de Terra Nova (Le grand débat)
source : LeMonde.fr


Le pari de la Fed menace l’économie mondiale.

La Federal Reserve vient de proposer ce qui est devenu le QE2 (QE pour quantitative easing). Il ne s’agit pas d’un paquebot de luxe, mais d’une injection de l’ordre de $ 600 milliards dans l’économie sous forme de rachats aux investisseurs de Bons du Trésor américain. De Pékin a Brasilia, cette mesure a été critiquée comme menaçant l’économie mondiale.

Cette action aura en effet un impact sur les marchés internationaux : dans un post précédent,  j’avais déjà critiqué les propositions du Trésor visant à « encadrer » les déficits de balances des paiements de chaque pays dans un « corridor » de +/- 4%. D’ores et déjà, les Chinois ont fait savoir qu’il ne pouvait en être question. De plus, une telle mesure est impossible à mettre en pratique.

Cette mesure-ci aura un impact immédiat : la baisse du dollar. En effet, l’injection de ces liquidités va continuer à maintenir les taux d’intérêt américains à un niveau indécemment bas. Ils ne couvrent plus la prime de risque que les investisseurs exigent face à un pays surendetté.

Le but de cette mesure est de stimuler l’économie et de relancer l’emploi. Mais les Etats-Unis souffrent de problèmes économiques structurels. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, les investissements directs aux Etats-Unis sont négatifs de 200 milliards de dollars. Cela veut dire que les investisseurs étrangers ont « rapatrié » leurs investissements aux Etats-Unis qui ne sont plus perçus comme productifs, vu les problèmes structurels de l’économie américaine.

En matière d’investissements financiers, la situation risque de se détériorer également. A la recherche de rendements, les investisseurs vont être amenés à acheter des junk bonds à savoir des obligations à haut risque. Le profil de risque des marchés financiers va donc se détériorer. Il en sera de même des banques qui vont, à nouveau, se fragiliser.

Certes, les entreprises vont se financer sur les marchés de capitaux à des taux avantageux, mais le secteur n’est pas emprunteur net pour le moment. Il émet des obligations et rembourse les banques. Cela veut donc dire, en clair, que l’économie pourrait ne pas être stimulée du tout. Paul Volcker vient de rappeler à Seoul lors d’une conférence qu’au niveau des taux américains, une telle injection de liquidités n’aura pas d’effet. Deux au moins des Gouverneurs de la Federal Reserve sont en désaccord avec leur Président.

Comme je m’étais permis de le signaler avant le renouvellement de son mandat, Ben Bernanke, le Président de la Fed, cette décision s’avère mauvaise. On ne renomme pas comme capitaine du Titanic celui qui a mené son navire dans un iceberg. Les mesures annoncées sont mal reçues en raison de leur substance, mais tous les commentateurs rappellent que Ben Bernanke n’a rien vu venir.

En contraste, la Banque Centrale Européenne maintient le cap : cela ne manquera pas de faire hurler les entreprises européennes qui auront des difficultés de compétitivité. Elle doit absolument tenir ce cap si nous voulons éviter un emballement inflationniste. C’est ici que l’Europe doit, de manière unanime, adopter une position politique extrêmement dure vis-à-vis de l’administration américaine au G 20.

L’irresponsabilité américaine menace l’économie mondiale. Compte tenu de sa taille, la Federal Reserve, comme l’écrivait Pierre-Antoine Delhommais dans Le Monde, «est notre banque centrale et votre problème ». Pour tous les avantages que les Etats-Unis retirent de leur position dominante, ils ont des devoirs. En une semaine, deux mesures ont mis en valeur l’irresponsabilité internationale des autorités américaines. Leur silence ces derniers jours est assourdissant.

Ben Bernanke parie sur le fait que ces mesures de créeront pas d’inflation ; en théorie, utiliser ce que l’on appelle « la planche à billets » a des effets inflationnistes. Il pourrait bien avoir raison, mais le reste du monde, et en particulier les pays émergents, avec lesquels l’Europe ferait bien de faire cause commune.

Un consensus international n’empêchera pas les mesures américaines, mais il mettra les Etats-Unis sur la défensive au G 20. Ils jouent une fois de plus l’économie mondiale à la roulette et pourraient bien être, de nouveau, à l’origine de la prochaine crise.

Source : finance.blog.lemonde.fr


François Fillon et Eric Woerth à Garges-lès-Gonesse ce lundi

Le Premier ministre François Fillon se rendra à Garges-lès-Gonesse, en présence d’Eric Woerth, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique et de Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en oeuvre du Plan de Relance, pour une visite du quartier de la Muette, en cours de réhabilitation par l’ANRU, ce lundi. Cette visite sera conclue par un discours du Premier ministre.

source : Vonews.fr