Citoyenneté Action Participation pour le 21ème siècle


Association Inven’Terre

Inven’terre est une association loi 1901, agréée « Jeunesse Education Populaire », qui a été  créée en 1997 par des habitants du Val d’Oise.

Bien implantée sur le territoire Est du Val d’Oise,  Inven’terre intervient, depuis plus de dix ans, dans trois domaines d’activité :

  • l’éducation à l’environnement et au développement durable
  • le conseil et l’information en matière d’énergie
  • la création de chantiers d’insertion par l’environnement.

Porteuse de projets, Inven’Terre est à l’origine de  Plaine de Vie, entreprise de  réinsertion par le maraîchage, et de l’association des Jardins Familiaux du Rû de Vaux à Ezanville.

Actuellement, trois salariés mettent en œuvre les actions associatives.

Une éducatrice à l’environnement réalise des projets ponctuels ou réguliers auprès des scolaires et des centres de loisirs du Val d’Oise sur la sensibilisation et la protection de la nature (jardinage, mare, insectes, forêt…). Elle accompagne les initiatives locales en lien avec ce thème (classes d’eau, mise en place de plates- formes de compostage avec la mairie de Groslay, etc.).

Depuis 2006, Inven’terre anime un Espace Info Energie. Une conseillère accueille, informe et conseille les particuliers sur la maîtrise de l’énergie. Elle sensibilise les agents communaux au développement durable et entreprend des actions sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables auprès des scolaires. Elle travaille en partenariat avec les collectivités sur la précarité énergétique. Elle tient régulièrement des permanences dans les mairies de l’est du Val d’Oise pour informer les particuliers sur les aides et les guider dans leur choix d’énergie.

Durant deux ans, Inven’terre a travaillé à un projet de jardin pédagogique installé auprès de la Maison du patrimoine de Sarcelles en partenariat avec la mairie, l’association « Sarcelles et son histoire » et d’autres associations sarcelloises. Un troisième animateur a été embauché pour ce projet. Le jardin a été inauguré en septembre 2009. Depuis, de nombreuses animations ont été menées avec des scolaires (découverte des légumes oubliés ou des insectes du jardin, plantation d’une haie fruitière, etc.), des jeunes volontaires civils d’Uniscité (en appui à l’aménagement du site), des adultes (semis d’engrais verts, réalisation d’un compost, etc.).

Aujourd’hui, toujours désireuse de développer des projets innovants, l’association Inven’Terre souhaite se lancer dans un projet d’Eco-centre alliant maîtrise de l’énergie et protection de la nature. pour en savoir plus


l’emballage qui tue (documentaire Arte)

L’emballage qui tue – Extrait

http://videos.arte.tv/fr/videos/l_emballage_qui_tue_extrait-6768632.html

À l’heure où les produits « longue conservation » sont de plus en plus prisés, les clients ne soupçonnent pas l’existence de substances dangereuses dans les emballages hermétiques et dans les aliments avec lesquels ils sont en contact.

(Allemagne, 2010, 30mn) NDR

Date de première diffusion :Mar., 3 juil. 2012, 22h45


Fukushima: un employé décède, les scientifiques craignent une catastrophe

Source : L’expansion

Un employé de la centrale nucléaire est mort d’un arrêt cardiaque. Les scientifiques s’inquiètent eux des risques d’un nouvel incident potentiellement dévastateur.

Il s’agit du cinquième décès enregistré à Fukushima Daiichi depuis l’accident survenu en mars 2011. Un employé de la centrale nucléaire accidentée, âgé d’une cinquantaine d’années, est mort d’un arrêt cardiaque, a annoncé le gérant du site ce jeudi. L’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) a estimé que ce décès ne semblait pas lié aux niveaux de radiation élevés dans cette centrale située à 220 km au nord-est de Tokyo.

Selon Tepco ce travailleur a été victime d’un arrêt cardiaque mercredi alors qu’il travaillait à l’installation d’un système de stockage pour de l’eau radioactive. Le personnel médical n’a pu que constater son décès. « Il ne semble pas y avoir de lien de causalité entre sa mort et la radioactivité car il est mort d’une attaque cardiaque », a souligné un porte-parole.

Une dose cumulée de 25,24 millisieverts a été mesurée sur l’employé décédé, d’après Tepco. La règle en vigueur au Japon prévoit que les travailleurs du nucléaire peuvent être exposés à un maximum de 50 millisieverts pendant une année et jusqu’à 100 millisieverts cumulés pendant cinq ans.

Quelques 3.000 travailleurs sont à pied d’oeuvre à la centrale endommagée pour sécuriser le site, assurer un refroidissement régulier des réacteurs et préparer leur démantèlement. Une bonne part de ces tâches implique des conditions de travail difficiles pour le personnel, a reconnu le porte-parole.

Le pire est-il à venir ?

Mais la communauté scientifique s’attendrait au pire. Le Nouvel Observateur est revenu mercredi sur ce qui pourrait causer le plus grand accident nucléaire de l’histoire, bien au delà de celui de Tchernobyl. En cause, la piscine du réacteur numéro 4 de la centrale. Ce cube de béton de 11 mètres de profondeurs est rempli d’eau et de combustibles nucléaires (264 tonnes). Il n’est aujourd’hui protégé que par une bâche de plastique, l’exposant à des risques incommensurables. L’hebdomadaire explique ainsi que si elle venait à s’écrouler ou à se vider, les 264 tonnes de déchets dégageraient 10 fois plus de radioactivité que l’accident de Tchernobyl. Pour certains, cela causerait « la fin du Japon moderne » et une calamité pour tout l’hémisphère nord.

Mardi, l’opérateur Tepco a dévoilé le résultat d’analyses réalisées sur des poissons au large des côtes japonaises. Il a constaté un record de radioactivité prélevé sur des lottes. Pêchées le 1er août dernier à 20 kilomètres de la centrale, les scientifiques ont relevé un niveau de radioactivité 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement dans l’alimentation.

Devant l’ampleur des dégâts, le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a confirmé hier sa volonté de sortir le pays de sa dépendance au nucléaire, préparant un plan énergétique pour l’horizon 2030.


Mercredi 22 août, l’humanité a déjà épuisé son crédit annuel de ressources naturelles

Source : LeMonde.fr

Mauvaise nouvelle pour la planète. Cette année, il n’aura fallu que 234 jours à l’humanité pour consommer toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an. Nous avons atteint, mercredi 22 août, le « Global Overshoot Day« , le « jour du dépassement ». En d’autres termes, nous vivrons à crédit jusqu’à la fin de l’année.

« L’heure du bilan a sonné », estime l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN), qui calcule chaque année cette empreinte écologique. Le processus d’épuisement des ressources naturelles s’accélère : le « jour du dépassement » intervient cette année trente-six jours plus tôt qu’en 2011. En 2005, la limite fut atteinte un 20 octobre ; en 2000, c’était un 1er novembre.

Depuis 2003, les experts de GFN évaluent la quantité de ressources à travers le monde et la manière dont elles sont gérées. Avec pour unité de mesure l’hectare global (hag), la méthode consiste à comparer cette « biocapacité » à la consommation réelle de chaque pays.

UNE SEULE PLANÈTE NE SUFFIT PLUS

Cette année, leur système de calcul a été affiné et a permis de publier de nouveaux chiffres, plus précis, pour les cinquante dernières années. Le résultat ? « Un déficit écologique qui se creuse de manière exponentielle depuis cinquante ans », constate Mathis Wackernagel, fondateur de GFN.

Une seule planète ne suffit plus pour subvenir à nos besoins et absorber nos déchets. Désormais les besoins de l’humanité dépassent de 50 % les ressources disponibles, lesquelles ont quasiment diminué de moitié depuis 1961.

Les experts du Global Footprint Network comparent la biocapacité de chaque pays et sa consommation réelle à l'aide d'une unité de mesure, l'hectare global (hag) par habitant.
Les experts du Global Footprint Network comparent la biocapacité de chaque pays et sa consommation réelle à l’aide d’une unité de mesure, l’hectare global (hag) par habitant. | GFN

 

 

Rappelant que les risques de pollution (chimique, radioactive, etc.) ne sont pas comptabilisés dans cette étude, le président de GFN prévient : « La dégradation des milieux naturels se traduit inévitablement par une baisse des surfaces productives et notre dette, qui s’alourdit, condamne aux dépens les générations futures. »

En 2008 (les données pour les années suivantes ne sont pas encore traitées), l’empreinte écologique de l’humanité s’élevait à 2,7 hag par habitant pour une capacité limite de 1,8 hag/hab. Principaux responsables du déficit, les rejets de dioxyde de carbone constituent 55 % de l’empreinte écologique mondiale. Le reste revient à l’exploitation des milieux naturels.

PRESSION DISPROPORTIONNÉE

La pression des pays riches est disproportionnée. En tête du classement, le Qatar a fini par dépasser le Koweït et les Emirats arabes unis, avec une consommation de 11,68 hag/hab. Il faudrait cinq planètes uniquement pour absorber la production qatarie de C02.

Au total, sur les 149 pays observés, 60 sont responsables de la dette. En 23e position, figure la France, dont la biocapacité a reculé de 20 % entre 2005 et 2008. Désormais, ses besoins dépassent de 70 % les ressources disponibles. C’est bien au-delà de la moyenne mondiale. Le déficit s’est creusé très vite : le score hexagonal s’élevait à 44 % en 1995, à 54 % en 2005.

Excédentaire, la Chine se place au 73e rang du classement. Le géant asiatique est le premier émetteur mondial de gaz carbonique par tonne métrique, mais son empreinte écologique est relativisée une fois rapportée au nombre d’habitants.

Le rapport de 2012 sur l’état de la planète, mené conjointement avec l’ONG WWF, complète ces résultats. Entre 1970 et 2008, la biodiversité a chuté de 30 % à l’échelle du globe, et les chercheurs estiment qu’au moins 0,01 % des espèces vivantes disparaissent chaque année. Le chiffre correspond aux dernières estimations de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). « Il existerait sur Terre entre 15 et 20 millions d’espèces animales et végétales. Parmi elles, 19 817 sont en train de disparaître », témoigne Florian Kirchner, chargé de programme sur l’extinction des espèces.

Pour M. Wackernagel, ni l’austérité ni la croissance n’éviteront la faillite du système, le défaut de régénération de la Terre sera le facteur limitant de notre économie. « Car la tendance finira par se renverser, que ce soit à dessein ou par désastre. »

Albelle Di Napoli


Fukushima, une population sacrifiée

Les documentaires offrent une autre appréhension du monde qui nous entoure et portent un regard différent sur la vie politique et ses acteurs.

Documentaire inédit écrit et réalisé par David Zavaglia (52’) – 2012. Coproduction LCPAn / Scientifilms

Vendredi 11 mars 2011. 14h46 heure locale. Le Japon vient d’être touché par l’une des catastrophes naturelles les plus terribles de son histoire. Depuis, l’archipel vit avec une épée de Damoclès audessus de lui : celle de la centrale de Fukushima qui ne peut être réparée et qui continue de fuir…

Un an après, la situation s’est-elle améliorée ? L’Etat a-t-il pris des dispositions suffisantes ? Comment les habitants s’organisent-ils sur place ? D’un côté, on observe un Etat qui engage un retour progressif de la population au lieu d’élargir la zone d’évacuation. De l’autre, la résistance s’organise à travers des opérations de détection et de mesure de radioactivité…

Le réalisateur nous livre une enquête saisissante sur le rôle de l’Etat Japonais et les risques encourus par les populations locales. Une chronique édifiante d’une catastrophe au long cours…

Face au vertige de l’information en continu, les documentaires imposent cette distance nécessaire pour une nouvelle expérience du réel.

Ainsi, l’écriture documentaire vient indispensablement renforcer les moyens d’expression et de connaissance proposés à l’antenne à travers les journaux, les magazines et autres débats.

Depuis de nombreuses années, LCP a choisi de faire la part belle à la démarche documentaire sur son antenne à travers une programmation sur-mesure et une politique de coproduction ambitieuse. LCP achète ou coproduit une cinquantaine de documentaires par an et collabore avec de nombreux producteurs porteurs de savoir-faire différenciés.

Voir le documentaire