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Des militants de Greenpeace s’introduisent dans la centrale de Nogent-sur-Seine

Article parû dans lemonde.fr

Des militants de Greenpeace se sont introduits lundi 5 décembre au matin dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), a annoncé l’organisation écologiste, une « intrusion » confirmée par la gendarmerie.

Dans un communiqué, Greenpeace précise s’être introduit vers 6 heures dans cette centrale nucléaire située à 95 km au sud-est de Paris « pour faire passer le message que le nucléaire sûr n’existe pas ». Eric Besson, ministre de l’industrie, a aussitôt réagi sur les ondes de France Info : « Si l’enquête confirme [que Greenpeace est entré dans la centrale],  cela veut dire qu’il y a eu dysfonctionnement et qu’il faudra prendre  des dispositions pour que ça ne se reproduise pas. »

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Huit militants sont entrés dans la centrale, selon une autre source de la  gendarmerie, qui a indiqué que d’autres avaient déjà été  interpellés. « Une partie des militants a réussi à grimper sur le dôme de  l’un des réacteurs, où ils vont déployer une banderole : ‘Le nucléaire  sûr n’existe pas’« , a expliqué Axel Renaudin, chargé de communication de  Greenpeace.

« Le but est de démontrer la sensibilité des installations nucléaires  françaises, et à quel point il est facile d’atteindre le cœur d’une  centrale », a souligné Sophia Majnoni, chargée des questions  nucléaires pour Greenpeace. Elle a dénoncé l’audit lancé par le  gouvernement sur la sécurité des centrales nucléaires, y voyant « une  opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà  identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima ». La  centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été choisie par Greenpeace « car elle est la plus proche de Paris », à 95 km, selon Greenpeace.

Dans son communiqué, Greenpeace rappelle que « le gouvernement, en charge de la sécurité des sites nucléaires, se targue d’avoir des plans à toute épreuve pour sécuriser le parc atomique français, tels que l’intervention d’avions de chasse en maximum 15 minutes sur tous les sites nucléaires, la présence continue d’un peloton spécial de gendarmerie sur chacun des sites, des dispositifs de radar aérien de détection au-dessus de certaines installations, une double clôture électrifiée et une vidéo surveillance autour de chacun des sites, un espace aérien interdit au-dessus des sites, ou encore un accès soumis à ‘autorisation spéciale”… »

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Auteur : Thierry ROBY

roby_th@yahoo.fr

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