Citoyenneté Action Participation pour le 21ème siècle

Vive la République …

Le projet de loi de réforme des collectivités territoriales,  est révélateur de la vision politique communément partagée. En effet outre le cumul institué de mandats (départemental / régional), et censé  disposer d’ une « légitimité et une visibilité renforcées », cette réforme a vocation à « renforcer la capacité des plus grandes agglomérations françaises à soutenir la compétition avec leurs homologues européennes ou internationales ».

Nous y voilà donc. Les collectivités publiques, n’auraient plus vocation essentiellement à assurer par tous moyens disponibles, la cohésion sociale au sens large, c’est à dire favoriser la vie en collectivité des individus (le vivre ensemble), quelque soit leur âge, le niveau de revenus, leur origine culturelle …, mais à défendre ces attraits économiques à l’égard d’entreprises, et de populations « intéressantes », comparativement à d’autres collectivités européennes (on pense notamment à LONDRES, BRUXELLES, MUNICH, BARCELONE …) et Internationales (NEW YORK, MOSCOU, …). Ne soyons pas naifs, il est évident que cette stratégie est déjà une réalité politique, et sans que cela soit instituée par la loi. Pourtant cela laisse songeur, quand on repense aux grandes déclarations du G20, du FMI, … en 2008. Les institutions publiques devaient réglementer et ordonner notre Société, réformer fondamentalement notre système économique (et donc favoriser la cohésion sociale, l’équité économique …).

Pourtant notre Société ne s’est pas réformée. L’abstention (ou la moindre participation électorale) est le symptôme d’une Société où les individus, citoyens, se sentent en décalage avec les cadres politiques. Comment construire une Société consensuelle, qui permettrait de favoriser un dialogue équilibré, entre les différents partenaires concernés (notamment dans le domaine de la production agricole, la gestion de l’eau et des déchets …) ?  

En France le dialogue social est difficile, du fait notamment d’une faible représentativité syndicale. D’une manière générale on observe des initiatives utiles d’ONG, dans le domaine de la protection de l’environnement, de la cohésion sociale et de l’insertion professionnelle… Malheureusement leur représentation politique reste marginale. 

Pourtant une réforme des institutions publiques, associant les représentants de la société civile (Associations, Fondations, Syndicats et Communautés religieuses), permettrait sans doute d’engager un dialogue serein et le plus consensuel possible, afin de favoriser une organisation adaptée de notre Société, et laisser s’exprimer et se développer les initiatives individuelles bénéfiques à la collectivité.

Thierry ROBY

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Auteur : Thierry ROBY

roby_th@yahoo.fr

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