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Rôle père/mère : une pratique qui évolue

Posté par Jean-Louis Touchot le 18/6/2010

A la veille de la fête des pères, un sondage TNS-Sofrès publié hier, 17 Juin 2010 dans le magazine Pèlerin , concernant le rôle père/mère nous apprend que …..

près de 8 français sur 10, soit 78% , jugent dépassés la répartition traditionnelle des rôles entre la mère (amour ou réconfort) et le père (autorité ou protection) et 90% (9 français sur 10) estiment que c’est autant à l’un qu’à l’autre de donner le biberon et changer les couches.

Voilà une bonne nouvelle, qui va à l’inverse des « expertises » des scientifiques qui se réfèrent toujours à des rôles sexués dans le couple, aujourd’hui, la pratique de la parentalité a évolué.

Pourtant, cette évolution de la pratique parentale, ne se mesure pas en cas de désamour, et éclatement du couple conjugal.

L’exploitation des données recueillies pour l’année 2007 révèle que la proportion des enfants faisant l’objet d’une résidence en alternance, en vertu d’une décision de justice se situe désormais autour de 12,6 %, toutes procédures confondues, contre 10,8 % en 2005 et 10,6 % en 2006. Pour les divorces par consentement mutuel, la part des enfants concernés par ce mode de résidence atteint toutefois 21,5 %, alors qu’elle n’est que de 4,4 % dans les divorces contentieux, ce qui met en exergue la place de la volonté des parents dans le choix de ce mode d’organisation de la vie de l’enfant.

S’agissant de l’âge de l’enfant, les statistiques du ministère de la justice portant sur l’année 2006 laissent apparaître que si la résidence alternée est peu mise en oeuvre dans les toutes premières années de l’enfant (4 % pour les enfants âgés de moins d’un an, 3,7 % pour les enfants âgés de un an, 7,4 % pour ceux âgés de deux ans et 9,2 % pour ceux âgés de trois ans), elle cesse d’être marginale lorsque l’enfant a quatre ans (10 %) et augmente ensuite légèrement jusqu’à l’âge de 10 ans, où elle représente 13,6 % des modes de résidence avant de décroître à nouveau progressivement.

La place des pères divorcés est un réel problème dans notre société, le sujet délicat de la fixation de la résidence de l’enfant dans le cadre d’une séparation , reste d’actualité la résidence alternée est une des solutions qui permet au mieux de ne couper les enfants d’aucun des parents et dans les faits de leurs pères.

A l’heure actuelle, force est de constater que la résidence de l’enfant chez la mère est facilement accordée par le juge et que les pères, qui aussi ont le désir d’élever leurs enfants, eux peuvent éprouver d’importantes difficultés à obtenir la résidence alternée.

Les magistrats ont tendance, en cas de désaccord des parents, à privilégier la mère, même dans les cas où celle-ci est à l’origine de la désagrégation de la cellule familiale, déniant ainsi aux pères le droit d’aimer et d’éduquer leurs enfants.

Aussi, une proposition de loi visant à privilégier la résidence alternée pour les enfants dont les parents sont séparés envisage-t’elle d’inverser la charge de la preuve en privilégiant cette solution louable pour l’équilibre de l’enfant, en demandant au parent qui s’y oppose de justifier son refus.

Il faut cesser d’être sourd et aveugle aux évolutions de la société, au partage des responsabilités au sein d’un couple et aux qualités que peuvent faire valoir les pères pour aimer et élever des enfants, il convient de corriger ce déséquilibre et ne plus méconnaître le rôle et la place que les pères tiennent dans leur éducation, sans dogmatisme ou archaïsme , en ne négligeant pas l’intérêt pour les enfants de la résidence alternée, même si ça les oblige à avoir deux résidences, deux lieux de vie familiers, tout en étant vigilant dans certains cas d’espèce que ça ne porte pas atteinte à leur besoin de stabilité.

Par ailleurs, cette loi propose d’auditionner les enfants de plus de 7 ans afin que leurs avis puissent être pleinement pris en compte, ce qui est une bonne chose, à l’époque ou on les écoute de plus en plus comme petit citoyen .

Plusieurs Propositions de Loi ont en effet été récemment déposées à l’Assemblée Nationale, notamment celles des Députés UMP Christian MENARD et Richard MALLIE.

Bien qu ‘évoquant la même problématique, elles ne reprennent toutefois pas les mêmes points de vue.

En effet, la première, déposée le 8 avril 2009 par le Député Christian MENARD, visant à « protéger l’intérêt de l’enfant dont les parents sont séparés », évoque notamment la possibilité d’insérer après l’article 373-2-12 du code civil l’article suivant : « La résidence alternée ne sera pas ordonnée en cas de conflit et d’absence de communication entre les parents sur les modalités d’hébergement de l’enfant et en cas de violences conjugales avérées, ou de non-respect des obligations parentales d’entretien, d’obligation d’aliments ou de pension alimentaire ».

La seconde Proposition de Loi, déposée le 18 mars 2009 par le Député Richard MAILLIE, vise à « privilégier la résidence alternée pour l’enfant dont les parents sont séparés ». Elle entend insérer, après l’article 373-2-9 du code civil, les alinéas suivants : « A défaut d’accord, en cas d’autorité parentale conjointe, le juge examine prioritairement, à la demande d’un des parents au moins, la possibilité de fixer l’hébergement de l’enfant de manière égalitaire entre ses parents. En cas de désaccord entre les parents, le juge entend le parent qui n’est pas favorable au mode de résidence de l’enfant en alternance au domicile de chacun de ses parents, exposant les motifs de son désaccord au regard de l’intérêt de l’enfant. La préférence est donnée à la résidence en alternance paritaire. La décision de rejet de ce mode de résidence doit être dûment exposée et motivée. Le non-respect par le conjoint de son obligation parentale d’entretien (article 371-2 du code civil), d’obligation alimentaire (articles 205 à 211 du code civil) et de la pension alimentaire remet en cause la décision de résidence en alternance. Le tribunal statue en tout état de cause par un jugement spécialement motivé, en tenant compte des circonstances concrètes de la cause et de l’intérêt des enfants et des parents ».

De nombreuses femmes aussi attachent beaucoup d’importance aux moyens de préserver les enfants d’une mise à l’écart de l’un de leur parent, qu’il s’agisse de leur mère ou de leur père, oui la répartition des rôles pères/mères à notre époque est dépassée.

La parentalité ne peut pas être partielle, avec un père qui serait de temps en temps présent dans la vie de l’enfant, voir « parent symbolique » la société ne lui reconnaissant qu’une légitimité économique par le paiement d’une pension alimentaire, alors que la mère elle aurait une légitimité d’autorité parentale pratique à temps plein au titre d’un attachement dit « supérieur ».

La tradition psy freudienne, doltosienne : le père symbolique d’un côté, et la mère fusionnelle avec l’enfant au nom de l’attachement privilégié de la mère à l’enfant, aujourd’hui, dans un monde ou la famille se disloque, fait des ravages chez beaucoup d’enfants de la séparation qui perdent souvent leurs repères, un de leur parent (souvent le père) étant mis à distance de leur vie de tous les jours.

C’est bien, que certains parlementaires agissent pour rétablir la situation.

Merci aux parlementaires : Mmes D. Orliac Vice Présidente du Parti Radical de Gauche, B.Poletti Députée des Ardennes, Mrs J.F Copé président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, P.Balkany Député des Hauts de Seine, R. Tropéano Sénateur de l’Hérault, N.Dupont Aignan Député de l’Essone , D.Mach Député des Pyrennées Orientales, M.Grémetz Député de la Somme, qui m’ont communiqué leurs opinions sur des propositions de loi pour dans le cadre d’une séparation conjugale, le maintien du lien de l’enfant avec ses deux parents au-delà de 4 jours par mois,et la moitié des vacances scolaires, à partir desquels j’ai rédigé ce texte.

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Accès des bâtiments aux handicapés: 2 associations refusent toujours toute dérogation

Fauteuils roulants

Deux importantes associations de défense des handicapés, l’APF et la Fnath, ont à nouveau refusé jeudi toute dérogation à l’obligation de rendre accessibles aux handicapés les bâtiments neufs, dénonçant une nouvelle tentative parlementaire d’en introduire dans la loi.

La commission des affaires sociales du Sénat a introduit il y a une dizaine de jours dans une proposition de loi un élément prévoyant « des mesures de substitution » en cas d’impossibilité technique de rendre le bâtiment accessible.

La proposition de loi, qui porte sur les Maisons départementales des personnes handicapées, sera examinée en séance publique le 24 juin.

La Fnath, importante association de défense des personnes handicapées, et l’Association des paralysés de France (APF), ont estimé que « sous la pression de différents lobbies, le Sénat remet tout simplement en cause l’obligation légale d’accessibilité des bâtiments neufs aux personnes en situation de handicap ».

« Jusqu’à présent, aucune étude sérieuse n’a été menée pour examiner objectivement les contraintes techniques et économiques qui, selon les lobbies, nécessiteraient l’introduction de telles dérogations », ont-elles ajouté dans un communiqué.

La loi handicap de 2005 a rendu obligatoire, en 2015 dernier délai, la mise en accessibilité, notamment grâce à l’installation de rampes d’accès, de tous les bâtiments recevant du public.

Initialement, le texte ne prévoyait aucune dérogation pour les bâtiments neufs. Mais le gouvernement a tenté d’en introduire via un décret en 2006, annulé par le Conseil d’Etat en juillet 2009, puis via un article de la loi de finances rectificative, lui-même censuré par le Conseil constitutionnel fin 2009.

Source : CBanque


La Commission renonce au «vin biologique»

La Commission européenne a décidé de retirer un projet visant à introduire de nouvelles règles pour la production de vin bio, arguant de l’impossibilité de trouver un compromis acceptable avec les États concernés.

Il s’agissait de créer un nouveau concept, le « vin biologique », actuellement absent de la législation européenne. Pour le moment, des vins peuvent être commercialisés avec la mention « raisin issu de l’agriculture biologique », mais le concept bio ne s’étend pas à leur processus de fabrication et ces vins peuvent être vinifiés de la même manière que les vins conventionnels.

Le projet a été discuté pendant plusieurs mois en coulisses au niveau des experts européens. « Mais il n’a pas été possible de trouver un compromis acceptable » sur les normes à respecter en matière de production biologique, déplore la Commission européenne dans un communiqué.

« Les conditions de l’instauration de ces nouvelles règles ne sont pas réunies dans une majorité d’États membres. Je ne suis pas prêt à accepter un compromis sur les standards biologiques qui enverrait un mauvais signal aux consommateurs sur l’importance que la Commission attache à la politique de qualité » , a expliqué le commissaire chargé de l’Agriculture, Dacian Ciolos.

Moins de sulfite, moins d’additifs

Le projet de la Commission visait à proposer une limite plus basse pour la teneur en sulfites que pour les vins traditionnels, ainsi qu’une liste plus réduite que pour les vins conventionnels des additifs autorisés et des aides au traitement autorisées.

Le recours à certaines pratiques oenologiques comme la chauffe aurait été restreint et certaines, comme la concentration par refroidissement ou la déalcoolisation notamment auraient même été proscrites, aux termes de la proposition de la Commission européenne.

Certains pays bénéficiant de climats moins cléments pour la vigne que ceux d’Europe du Sud, en particulier l’Allemagne et l’Autriche, étaient vivement opposés à la réglementation, selon une source européenne. Ils ont obtenu le soutien de la France, qui a proposé un niveau intermédiaire de teneur en sulfites, mais la Commission a jugé qu’il n’était pas assez élevé pour établir une réelle différence avec les vins conventionnels.

(d’après AFP – 17/06/10)


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La libéralisation des jeux d’argent en ligne : Conséquences sociales et sociétales ?

Pressé par la commission européenne, et face à une réalité existante, le gouvernement français a donc ouvert à la concurrence le secteur des jeux d’argents en ligne. Des dispositifs de contrôle on été prévus et mis en oeuvre par l’ARJEL, Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, en charge de ce  contrôle (notamment concernant les mineurs, ou encore la mesure des engagements pris par les joueurs).

Pourtant on peut légitimement s’inquiéter des conséquences à l’avenir, sociales notamment. Le PMU a ruiné plus d’une famille en Afrique. Par ailleurs on peut s’interroger sur les modalités concrètes du contrôle de l’âge du joueur…

sources : Libération, Arjel, Sénat, Vie Publique


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Assainir la pratique politique

Martin Hirsch déclare sur son blog qu’ « une démocratie doit comporter des règles claires pour la rémunération de ses dirigeants. Il n’y a aucune raison que la rémunération d’un agent de catégorie C de la fonction publique, d’un enseignant ou d’un conducteur de train soit connue dans les détails et qu’il n’y en aille pas de même pour un ministre ou pour un député. Ce qui est malsain, c’est de s’interroger sur le niveau de rémunération des uns et pas des autres. Et des citoyens ont le droit de savoir combien perçoivent leur maire, leur conseiller général, leur député, leurs ministres. Et ils ont le droit d’avoir un point de vue sur le sujet. »

Monsieur Hirsch a raison. L’exemplarité, ne doit pas se limiter aux ministres ou anciens ministres, comme le cas Christine Boutin semblerait le montrer, mais aussi aux députés. En ces temps de crise, nombre de pays européens prennent des mesures pour réduire la dépense publique, comme montrer l’exemple en « haut lieu » pour mieux faire accepter la rigueur sociale qui s’annonce en « bas lieu » même si c’est symbolique, c’est la moindre des choses.

Bien sûr il faut rémunérer ceux qui mettent leur compétence et leur temps au service de l’exercice de responsabilités publiques et ne pas seulement le limiter à des notables fortunés qui ont les moyens de faire de la politique. Sont en cause les cumuls d’indemnités, les avantages (logement, voyages, nourriture, vacances, voitures avec chauffeur, garde du corps, possibilité d’emploi de « collaborateurs » etc  …..) dont ils bénéficient gratuitement.

Ils se sont votés, un système de retraite et de chômage très avantageux, (5 ans de garanties), alors qu’ils dénoncent souvent un corporatisme en la matière. Avec les régimes spéciaux, il nous faut revenir à plus de clarté ainsi qu’une égalité avec les pratiques mises en place pour les citoyens non élus.

Des réductions sur le train de vie de l’état deviennent nécessaires. Celui des collectivités locales (mairies, communautés d’agglomération) n’est pas à négliger non plus. Certaines cérémonies couteuses (défilés, illuminations, vœux de  début d’année, congrès prestigieux, réceptions, garden party du 14 juillet, « pots », frais de communication,  etc…) doivent aussi être reconsidérées et revues à la baisse.

La politique ne doit pas devenir un « métier ». Elle doit rester une vocation, une volonté de  mettre ses idées au service des autres. Les mandats, qui deviennent une rente, sont parfois transmis aux enfants et deviennent contraires a l’idée de démocratie, même si l’on est élu grâce à une majorité de citoyens.

Seulement deux mandats par citoyen, renouvelés au maximum deux fois, serait une règle véritablement démocrate.

Amicalement

Jean-Louis T.


L’Île-de-France perd de plus en plus d’habitants

Selon une dernière étude de l’Insee, en moyenne, chaque année, entre 2001 et 2006, 105 000 provinciaux sont arrivés en Ile-de-France tandis que 178 000 Franciliens ont fait le chemin inverse. La région a donc un solde migratoire déficitaire avec le reste de l’Hexagone. Elle présente même le taux de migration nette (solde migratoire rapporté à la population moyenne) le plus négatif de toutes les régions métropolitaines.

« L’Île-de-France perd de plus en plus d’habitants dans ses échanges avec les autres régions françaises. Le profil des migrants contribue cependant au dynamisme démographique et économique de la région », explique l’Insee.

Les arrivants sont jeunes, le plus souvent actifs et diplômés alors que les partants sont plus âgés et moins qualifiés.
Une part importante des sortants de la région retourne vers sa zone de naissance. Ainsi, 45 % des départs vers l’Ouest de la métropole se font à destination du territoire d’origine.

Le déficit migratoire avec les départements limitrophes de l’Île-de-France a quant à lui peu augmenté, même s’il est prononcé pour les actifs occupés. Quatre ménages franciliens sur dix quittant la région pour un département limitrophe gardent un lien professionnel avec l’Île-de-France. Ces ménages sont souvent des couples bi-actifsqui résident plutôt en maison individuelle et sont plus fréquemment propriétaires.

Les deux études Insee Ile-de-France à la Page N° 336 et 337 qui traitent des parcours résidentiels des franciliens sont le résultat d’un partenariat entre l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France et la Direction régionale de l’Insee.

Qui sont les arrivants, d’où viennent-ils, qui sont les partants, où vont-ils et pour quels motifs ? Telles sont, entre autres, les questions auxquelles répondent ces deux études qui décrivent de façon précise et détaillée les migrations résidentielles des ménages franciliens entre 2001 et 2006.


Choc des populations : Guerre ou Paix

Dans un monde dont l’évolution semble échapper à toute maîtrise, et dans lequel les politiques sont confrontés à des défis majeurs (viellissement relatif de la population, maintien d’une solidarité collective, gestion de l’eau et de la production agricole, politique énergétique, financement de la formation et de l’innovation, orientation de l’épargne …), le livre « Choc des populations Guerre ou Paix » nous amène à saisir les enjeux de ce monde.

Choc des populations : Guerre ou Paix