Citoyenneté Action Participation pour le 21ème siècle

Assainir la pratique politique

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Martin Hirsch déclare sur son blog qu’ « une démocratie doit comporter des règles claires pour la rémunération de ses dirigeants. Il n’y a aucune raison que la rémunération d’un agent de catégorie C de la fonction publique, d’un enseignant ou d’un conducteur de train soit connue dans les détails et qu’il n’y en aille pas de même pour un ministre ou pour un député. Ce qui est malsain, c’est de s’interroger sur le niveau de rémunération des uns et pas des autres. Et des citoyens ont le droit de savoir combien perçoivent leur maire, leur conseiller général, leur député, leurs ministres. Et ils ont le droit d’avoir un point de vue sur le sujet. »

Monsieur Hirsch a raison. L’exemplarité, ne doit pas se limiter aux ministres ou anciens ministres, comme le cas Christine Boutin semblerait le montrer, mais aussi aux députés. En ces temps de crise, nombre de pays européens prennent des mesures pour réduire la dépense publique, comme montrer l’exemple en « haut lieu » pour mieux faire accepter la rigueur sociale qui s’annonce en « bas lieu » même si c’est symbolique, c’est la moindre des choses.

Bien sûr il faut rémunérer ceux qui mettent leur compétence et leur temps au service de l’exercice de responsabilités publiques et ne pas seulement le limiter à des notables fortunés qui ont les moyens de faire de la politique. Sont en cause les cumuls d’indemnités, les avantages (logement, voyages, nourriture, vacances, voitures avec chauffeur, garde du corps, possibilité d’emploi de « collaborateurs » etc  …..) dont ils bénéficient gratuitement.

Ils se sont votés, un système de retraite et de chômage très avantageux, (5 ans de garanties), alors qu’ils dénoncent souvent un corporatisme en la matière. Avec les régimes spéciaux, il nous faut revenir à plus de clarté ainsi qu’une égalité avec les pratiques mises en place pour les citoyens non élus.

Des réductions sur le train de vie de l’état deviennent nécessaires. Celui des collectivités locales (mairies, communautés d’agglomération) n’est pas à négliger non plus. Certaines cérémonies couteuses (défilés, illuminations, vœux de  début d’année, congrès prestigieux, réceptions, garden party du 14 juillet, « pots », frais de communication,  etc…) doivent aussi être reconsidérées et revues à la baisse.

La politique ne doit pas devenir un « métier ». Elle doit rester une vocation, une volonté de  mettre ses idées au service des autres. Les mandats, qui deviennent une rente, sont parfois transmis aux enfants et deviennent contraires a l’idée de démocratie, même si l’on est élu grâce à une majorité de citoyens.

Seulement deux mandats par citoyen, renouvelés au maximum deux fois, serait une règle véritablement démocrate.

Amicalement

Jean-Louis T.

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3 réflexions sur “Assainir la pratique politique

  1. tout a fait d accord la politique ne doit être un métier (voir chirac qui n as jamais ou très peu bosse dans le prive). Par contre je crains la montée d un certain populisme anti hommes politiques il faut faire attention et ne pas mettre tout le monde dans le meme panier. Le salaire d un maire ne me semble usurpe en regard de sa responsabilité, attention à ne pas trop tirer sur la corde sinon on auras que des retraités ou des cumulards

    • Oui, l’important en la matière c’est la transparence et l’équité , et qu’une règle fixe les modalités, en tenant compte de tous les paramètres, l’affaire des cigares de Ch Blanc montre que le « revenu » des hommes politiques a un périmètre très large, tout comme l’exemple cité par M.Hirsch des timbres mal imprimés qui étaient offerts aux hommes politiques, et qui devenaient des pièces de collection qu’ils pouvaient ensuite revendre chères .

  2. dans le cadre assainir la vie politique: info canard enchaine chistian blanc s est fait rembourser 12000 euros de cigares en 10 mois. je veux bien faire des efforts pour payer les retraites pas pour des cigares en plus je suis non fumeur mdr